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Comportement des Punaises De Lit

Les punaises de lit sont un problème pour les personnes, et elles prolifèrent grâce au déplacement des personnes d’un endroit à l’autre.

  • Excepté pour l’œuf, tous les stades des punaises de lit, des nymphes aux adultes, s’alimentent de sang.
  • Les punaises de lit peuvent survivre plus d’une année sans s’alimenter.
  • Plusieurs semaines peuvent être nécessaires pour qu’une punaise de lit immature digère entièrement un repas de sang.
  • Les punaises de lit peuvent trouver du sang dans d’autres punaises de lit.
  • De façon générale, les punaises de lit passent la plus grande partie de leur temps dissimulées, et préfèrent les lieux non perturbés.
  • Elles sont habituellement actives la nuit, mais elles se nourrissent dans la journée essentiellement en attaquant leur hôte pendant son sommeil.
  • Les punaises de lit évitent de ramper sur leur hôte lorsqu’elles cherchent un repas de sang.
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Une punaise de lit peut consommer plusieurs fois son poids en prenant un repas de sang, mais une grande partie de ce poids supplémentaire est expulsé sous forme de matière fécale liquide. Ce liquide fécal excrété crée les taches que l’on trouve là où les punaises de lit se déplacent et se cachent. Et comme une grande partie du liquide consommé est excrété, ces tâches fécales peuvent être le signe le plus évident de l’activité des punaises de lit.

Les Punaises De Lit passent la plus grande partie de leur temps dissimulées, et préfèrent les lieux non perturbés.

Vous êtes plus susceptible de remarquer les « témoins » de la présence de punaises de lit, plutôt que de les voir elles-mêmes, et ceci est particulièrement vrai dans les débuts d’une infestation.

Connues pour être des « auto-stoppeurs », les punaises de lit dépendent de l’humain pour se déplacer d’un lieu à un autre. Il est possible que vous en transportiez depuis d’autres pièces, étages ou lieux, souvent sans le savoir. De nombreuses infestations par des punaises de lit commencent de cette façon, par le transport inconnu de ces parasites.

Dans une maison ou un appartement, les meilleures cachettes pour les punaises de lit sont les matelas, les sommiers et les cadres de lit. Des punaises de lit ont également été trouvées dissimulées dans des tables de nuit, des têtes de lit, des placards, des chaises, des canapés, des lits d’animaux et même des prises électriques. Grâce à leur taille, les punaises de lit sont capables de se cacher pratiquement n’importe où dans une chambre d’hôtel, un appartement, un dortoir, une maison, ou tout lieu où un humain est présent.

Les punaises de lit sont un « envahisseur qui souscrit aux principes de l’égalité des chances ». Elles ne font pas la différence entre les lieux, les types ou la qualité, comme le ferait un vacancier ou un voyageur éclairé. Du fait de leur nature, de leur logistique et d’autres facteurs, tout lieu d’habitation et immeuble d’habitation est à risque d’infestation par les punaises de lit.

La vidéo ci-dessous montre des punaises de lit en mouvement:

HABITUDES ALIMENTAIRES DES PUNAISES DE LIT

Les punaises de lit sont des insectes hématophages. La plupart des espèces se nourrissent d’humains, uniquement lorsqu’aucune autre proie n’est disponible. Les punaises de lit sont attirées vers leurs hôtes principalement par le dioxyde de carbone et en second lieu par la chaleur. Certains produits chimiques peuvent aussi les attirer.

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Une punaise de lit perce la peau de son hôte avec ce qui s’appelle un fascicule à stylet. Il s’agit d’une unité composée des maxillaires et des mandibules qui ont pris des formes allongées à partir d’un style ancestral de base. Les stylets maxillaires droite et gauche sont raccordés en leur milieu et une partie de la ligne centrale forme un grand canal d’alimentation et un plus petit canal salivaire. L’ensemble complet maxillaire et mandibulaire pénètre la peau. Les extrémités des stylets maxillaires droite et gauche ne sont pas identiques : le droit est incurvé en forme de crochet, le gauche est droit. Les stylets mandibulaires droit et gauche s’étendent le long des bords externes de leurs stylets maxillaires respectifs et ne touchent pas l’extrémité des stylets maxillaires étirés. Les stylets sont retenus par une rainure dans le labium, et pendant le repas, ils sont libérés de la rainure lorsque le labium soudé est courbé ou plié vers l’extérieur : leur extrémité ne pénètre jamais dans la blessure. Les extrémités des stylets mandibulaires possèdent de petites dents et bien que ces stylets se déplacent d’avant en arrière, l’insecte découpe un trajet dans les tissus pour que l’ensemble maxillaire atteigne un vaisseau sanguin de la taille appropriée.

Les Punaises De Lit peuvent vivre jusqu’à un an sans s’alimenter. Elles prennent un repas de sang à partir d’autres punaises de lit lorsqu’aucun hôte n’est présent.

Après s’être alimentée par succion pendant trois à cinq minutes ou plus, la punaise retire l’ensemble des stylets de la position alimentation et le rétracte dans la rainure labiale, replie toute l’unité sous la tête et retourne dans sa cachette.

Il faut entre cinq et dix minutes à une punaise de lit pour être complètement gorgée de sang. Les punaises de lit peuvent vivre pendant une année sans s’alimenter mais elles essaient en général de se nourrir tous les cinq à dix jours. L’ADN des repas de sang humain peut être récupéré dans les punaises de lit pendant 90 jours, ce qui peut permettre de les utiliser à des fins légistes pour identifier de qui les punaises de lit se sont nourries.

 

REPRODUCTION

Eclosion d’une Punaise de lit

Toutes les Punaises de lit s’accouplent par insémination traumatique, processus par lequel le mâle perce l’abdomen de la femelle avec ses parties génitales hypodermiques.

Consanguinité chez les punaises ?Cliquez ici

Toutes les punaises de lit s’accouplent par insémination traumatique. [1] Les punaises de lit femelles possèdent un appareil reproducteur qui fonctionne pendant l’oviposition, mais le mâle n’utilise pas cet appareil pour l’insémination spermatique. Au lieu de cela, le mâle perce l’abdomen de la femelle avec ses parties génitales hypodermiques et éjacule dans sa cavité corporelle.

Chez toutes les espèces de punaises de lit, à l’exception de Primicimex cavernis, le sperme est injecté dans le « mesospermalege », un appareil génital secondaire qui réduit la blessure et les coûts immunologiques de l’insémination traumatique. [2][3][4] Le sperme injecté voyage via l’hémolymphe (sang) vers les structures de stockage du sperme appelées conceptacles séminaux, où la fertilisation se produit ultérieurement dans les ovaires. [3]

Les punaises de lit mâles tentent parfois de s’accoupler avec d’autres mâles et leur percent l’abdomen. [5] Ce comportement se produit parce que chez les punaises de lit, l’attirance sexuelle repose principalement sur la taille, et les mâles peuvent monter tout partenaire venant de se nourrir, quel que soit son sexe. [6] La « phéromone d’alarme de la punaise de lit » est composée de (E)-2-octénal et de (E)-2-hexénal. Elle est libérée lorsqu’une punaise de lit est dérangée, comme pendant l’attaque d’un prédateur. Une étude de 2009 a montré que la phéromone d’alarme est également libérée par des punaises de lit mâles pour repousser d’autres mâles qui tentent de s’accoupler avec eux. [4] C. lectularius et C. hemipterus s’accouplent ensemble s’ils en ont l’occasion, mais les œufs produits sont généralement stériles. Dans une étude de 1988, 1 œuf sur 479 était fertile et a abouti à un hybride, C. hemipterus × lectularius.

 Sources:
 
1.^ Carayon, J. 1959 Insémination par “spermalège” et cordon conducteur de spermatozoids chez Stricticimex brevispinosus Usinger (Heteroptera, Cimicidae). Rev. Zool. Bot. Afr. 60, 81–104.
2.^ Morrow E. H., Arnqvist G. (2003). « Costly traumatic insemination and a female counter-adaptation in bed bugs ».
3.^ Reinhardt K., Naylor R., Siva-Jothy M. T. (2003). « Reducing a cost of traumatic insemination: female bed bugs evolve a unique organ ». 
4.^ Ryne, C. In press. « Homosexual interactions in bed bugs: Alarm pheromones as male recognition signals. » 
5.^ « This Bedbug’s Life », The New York Times, 7 August 2010.
6.^ Harari A., Brockman H. J., Landholt P. J. (2000). « Intrasexual mounting in the beetle Diaprepes abbreviatus (L.) ». 

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