Vous êtes ici:   Home  -  Éliminer punaise de lit  -  Témoignage : des punaises de lit dans un centre hospitalier

Témoignage : des punaises de lit dans un centre hospitalier

Au printemps 2012, des punaises de lits se sont installées sur deux étages d’un hôpital d’Agen. Rapidement alertée, Brigitte Teyssier a géré l’infestation et a lutté avec plusieurs techniques pour les éliminer rapidement, en toute sécurité pour les patients.

Un document présente la situation et les actions menées : vous pouvez le lire ci-dessous ou le télécharger en cliquant sur ce lien : « Présence de punaises de lit : une expérience une galère, par Brigitte Teyssier du Centre Hospitalier La Candélie « , c’est particulièrement intéressant ! Brigitte Teyssier a acceptée de répondre à nos questions pour permettre de mieux comprendre son travail et ses actions. L’histoire ne s’arrêtant pas là, un second document a été publié en novembre 2012 : vous pouvez le retrouver à la fin de cet article.

Présence de punaises de lit : une expérience une galère, par Brigitte Teyssier du Centre Hospitalier La Candélie from punaisedelit

Entretien avec Brigitte Teyssier

La punaise de lit : Bonjour Brigitte. J’aimerais mieux comprendre votre métier : « cadre hygiéniste au Centre Hospitalier Départemental La Candélie ». En quoi cela consiste exactement ?

Brigitte : Je suis chargée de veiller aux bonnes pratiques d’hygiène hospitalière, pour éviter les infections nosocomiales, au sein du centre hospitalier. Je me suis spécialisée dans cette profession, en passant un diplôme spécifique (j’étais auparavant une “surveillante”) et j’occupe ce poste à temps plein.

La punaise de lit : Vous avez donc été confronté à une infestation de punaises de lit dans un bâtiment que vous surveillez. Comment avez-vous été prévenue ? Qui a donné l’alerte ?

Brigitte : Mon métier est un métier de terrain : je discute quotidiennement avec les équipes dans l’ensemble des bâtiments. C’est donc le personnel de l’hôpital qui m’a alerté sans tarder, d’autant plus que cela a eu lieu une veille de week-end : il fallait agir vite.
Je suis là pour apporter de l’aide et du conseil, pas pour faire le gendarme : la confiance qui règne me permet d’être rapidement prévenue de ce genre de situation !

Les punaises de lit c’est fini !Cliquez ici

C’est donc le personnel de l’hôpital qui m’a alerté

Centre Hospitalier La Candélie

Centre Hospitalier La Candélie

La punaise de lit : Connaissiez-vous les punaises de lit avant ? Aviez-vous déjà été formée ou informée sur cette insecte ?

Brigitte : Non, c’était une découverte. La punaise de lit n’est pas connue pour être dangereuse pour l’homme : ce n’est donc pas une priorité dans le cadre de nos formations. De plus, elle n’est pour le moment pas très présente, on commence juste à en parler en France.
Nous avons rapidement mis en place une cellule de crise : chacun a pu apporter ses connaissances et, même si nous n’avons pas toujours pris les meilleures solutions, nous avons pu agir aussitôt et apprendre à lutter contre la punaise de lit.

La punaise de lit : Avez-vous recherché la « source » de l’infestation ? D’ailleurs, l’avez-vous trouvée ?

Brigitte : Nous savions très vite d’où elles venaient : le patient dans la chambre infesté en a apporté et, en posant quelques questions, nous avons eu la certitude de la source. Nous avons donc pu nous concentrer sur l’élimination.

La punaise de lit : Vous avez utilisé la vapeur, le nettoyage mécanique et des produits chimiques pour tuer les punaises. A la différence d’un particulier, avez-vous dû suivre des sécurités particulières, notamment par rapport aux insecticides et aux patients ?

Brigitte : Le bionettoyage est déjà utilisé dans les blocs opératoires : nous maîtrisons donc déjà cette technique, efficace et sans dangers. Le nettoyage mécanique était plus fastidieux mais est indispensable !
Pour les actions chimiques, nous avons pris soin d’éloigner les patients et le personnel et de traiter de manière la plus ciblée possible, minimisant ainsi les risques.

Le nettoyage mécanique était plus fastidieux mais est indispensable !

Combattez les punaises de lit !Cliquez ici
Nettoyeur vapeur Karcher SC 1020

Nettoyeur vapeur Karcher SC 1020

La punaise de lit : Finalement, en combien de temps avez-vous réussi à vous débarrasser des punaises ?

Brigitte : Il nous a fallu environ deux mois pour être certains d’être vraiment débarrassés de la punaise.
Le premier traitement chimique a eu lieu immédiatement mais n’était pas suffisant. La lutte mécanique, que je recommande vraiment, prend du temps mais donne de meilleurs résultats !
Depuis, nous n’avons pas eu d’autre alertes : nous estimons en être totalement débarrassés.

La punaise de lit : A la fin de votre intervention, vous avez rédigé un document pour relater vos travaux. Ces informations sont elles placées dans une base de connaissances, partagée avec d’autres centres hospitalier ?

Brigitte : C’est pour une conférence au sein d’un CCLIN que j’ai fait ce document : j’ai ainsi pu partager mon expérience avec mes collègues de la région sud-ouest. Ce document est disponible en téléchargement libre : si un autre centre hospitalier est dans la même situation, il devrait pouvoir trouver facilement ces bonnes pratiques.
De manière générale, il y a beaucoup de retours d’expériences dans les professions d’hygiène hospitalière.

J’ai ainsi pu partager mon expérience avec mes collègues de la région sud-ouest

CCLIN Sud-Ouest

CCLIN Sud-Ouest

La punaise de lit : C’est plutôt rassurant ! Avez-vous un conseil à donner à vos pairs pour bien gérer cette situation ?

Brigitte : Privilégier la lutte mécanique. Malgré trois traitements chimiques, avec trois produits différents, des punaises étaient encore présentes !

Dites adieu aux punaises de lit !Cliquez ici

La lutte mécanique est plus longue et fastidieuse (il faut démonter le matériel, chercher longuement, passer de la vapeur…) mais cela donne vraiment de bons résultats.

La punaise de lit : C’était quand même une sacrée expérience ! Pour clore sur une note plus rigolote, avez-vous une anecdote à nous raconter ?

Brigitte : Nous avons fait intervenir un chien renifleur pour confirmer la position des punaises. Nous avons eu la chance de pouvoir le faire car nous ne sommes pas dans un service trop sensible (cela n’aura sans doute pas été aussi simple en réanimatio) et cela nous a vraiment aidé. D’ailleurs, attention aux arnaques : de plus en plus de gens proposent ces interventions mais ne sont pas correctement formés. Soyez vigilants !
Les patients ont apprécié le passage de ce chien : beaucoup sont venus le voir et cela a fait une distraction ! Finalement, cela a offert un moment plus “humain” dans cette galère.

Un moment plus “humain”

Chien détectant la punaise de lit

Chien détectant la punaise de lit

La punaise de lit : Merci beaucoup et bravo pour votre gestion efficace !

Vous pouvez retrouver des informations sur le Centre Hospitalier Département La Candélie et en savoir plus sur les instituts gérant les infections via le Centre de Coordination et de Lutte contre les Infections Nosocomiales du Sud-Ouest.

Quelques mois plus tard, les punaises semblent être de retour. En novembre 2012, Brigitte Teyssier a de nouveau publié un excellent récapitulatif afin de suivre l’évolution de la situation.

Présence de punaises de lit : illusion ou réalité, par Brigitte Teyssier du Centre Hospitalier La Candélie from punaisedelit

Dans le même esprit, le Québec est déjà bien avancé sur ces sujets en publiant des fiches techniques pour permettre au personnel de santé de prendre rapidement les bonnes décisions.

Vous avez une question ? Posez la dans les commentaires, nous vous répondrons sans tarder!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *